Si Novak Djokovic a pris le pas sur Andy Murray, c'est d'abord parce que le Serbe a su saisir ses opportunités et forcer sa nature en allant vers l'avant.
Novak Djokovic remporte la finale contre Andy Murray (6-7, 7-6, 6-3, 6-2)
Novak Djokovic (N.1) a remporté son troisième Open d’Australie consécutif en dominantAndy Murray (N.3) en finale (6-7, 7-6, 6-3, 6-2). Il est le premier joueur de l’ère Open à remporter ce tournoi trois fois de suite.

Un duel Djokovic-Murray, c'est d'abord une bataille physique. Incontestablement, sur ce plan, l'Ecossais a décliné de façon spectaculaire aux alentours des trois heures de jeu. Faut-il y voir les effets de sa demi-finale de quatre heures contre Federer? Sans doute. D'autant que Djokovic, lui, avait bénéficié d'une journée de repos supplémentaire. Sa demie contre Ferrer, en outre, n'avait duré qu'une heure et demie à peine. Murray n'a pas voulu en rajouter sur ce point: "J'étais courbaturé samedi. Après un match de quatre heures, vous ne vous réveillez pas en étant super frais le lendemain. Mais je me sentais mieux qu'hier, j'ai fait un gros travail de récupération et je ne pense pas que c'était un problème aujourd'hui. Je veux dire, j'ai très bien démarré le match, et je trouve que je bougeais plutôt pas mal sur le court." Pas un aspect décisif donc? Sans doute pas, mais cela a probablement pesé, quand même, surtout après deux sets harassants, qui ont duré plus deux heures. Sans polémiquer, on l'a vu, Murray a d'ailleurs évoqué cette différence entre les deux protagonistes de la finale, qui constitue un particularisme de l'Open d'Australie: "C'est quelque chose que le tournoi doit regarder. L'US Open a su faire les ajustement nécessaires pour plus d'équité entre les finalistes. Mais je suis sûr, comme je l'ai dit sur le court, que Craig sait exactement ce qu'il fait et que les bonnes décisions seront prises." Si ce n'est pas un appel du pied…
